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Maintenance préventive et maintenance conditionnelle
La maintenance préventive intervient au calendrier ; la maintenance conditionnelle intervient sur mesure. Combiner les deux permet de tenir la disponibilité des équipements en concentrant les moyens là où l'usure est réelle.
Deux logiques complémentaires
Le plan préventif traite ce dont l'usure est prévisible : lubrification, remplacement de pièces d'usure, contrôles réglementaires. Il se dimensionne sur les préconisations du constructeur et l'historique du site. La maintenance conditionnelle observe l'état réel — vibration, température, mesure électrique — et déclenche l'intervention quand un seuil est franchi. Elle réserve les arrêts aux machines qui en ont besoin, et elle transforme un arrêt subi en arrêt programmé.
- Un plan préventif construit sur les préconisations et l'historique du site
- Des mesures conditionnelles relevées à intervalles réguliers
- Des seuils d'alerte définis par équipement, revus avec l'expérience
- Un magasin de pièces dimensionné sur les criticités réelles
- Des indicateurs de disponibilité suivis par ligne de production
Les trois mesures qui préviennent la panne
L'analyse vibratoire
Elle révèle un défaut de roulement, un balourd ou un désalignement bien avant que l'oreille ne l'entende.
La thermographie
Un point chaud sur une armoire électrique signale une connexion qui se desserre, donc une panne à venir.
La mesure électrique
Le courant absorbé par un moteur raconte sa charge réelle et son état d'isolement, sans arrêt de production.
Le cursus de maintenance, bloc par bloc
De la mécanique aux automatismes, du diagnostic à l'organisation, avec un bloc consacré aux énergies et à l'efficacité. L'atelier final produit le plan de maintenance complet d'un équipement réel.
| Bloc d'enseignement | Année | Heures | Crédits |
|---|---|---|---|
| Mécanique et transmission | 1 | 220 h | 22 |
| Électrotechnique et automatismes | 1 | 220 h | 22 |
| Diagnostic et maintenance conditionnelle | 2 | 200 h | 20 |
| Organisation de la maintenance | 2 | 160 h | 16 |
| Énergies et efficacité | 2 | 160 h | 16 |
| Socle transversal | 1-2 | 120 h | 12 |
| Atelier et stage | 2 | 120 h | 12 |
Questions d'atelier
Par quel équipement commencer ?
Par celui dont l'arrêt coûte le plus à la production : la criticité se calcule en croisant l'effet d'un arrêt et la fréquence des défaillances observées. Le bloc d'organisation de la maintenance construit cette cotation sur le parc réel du participant.
Quelle place pour l'efficacité énergétique ?
Un bloc entier de 160 heures encadrées : bilan énergétique, groupes de secours, solaire photovoltaïque, stockage et facteur de puissance. La maintenance et l'énergie se pilotent avec les mêmes relevés.
Comment constituer un magasin de pièces utile ?
En partant des équipements les plus critiques et des pièces dont le délai d'approvisionnement dépasse la durée d'arrêt acceptable. Ce croisement donne une liste courte, chiffrée, qui se défend devant la direction financière.
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